Aller au contenu
Actualités

Batteries externes en avion : les nouvelles règles de Lufthansa et Air France

Un homme range un appareil dans une valise cabine à l'aéroport avec passeport et billet sur la table.
Dans cet article
  1. Ce qui change concrètement chez Lufthansa et les autres compagnies
  2. Pourquoi les compagnies aériennes durcissent leurs règles
  3. Batterie externe en cabine : oui, en soute : strictement non
  4. Quelle capacité de batterie externe reste autorisée ?
  5. Air France et la Chine vont encore plus loin
  6. Ce que les voyageurs doivent faire dès maintenant
  7. Risques, termes et solutions de remplacement expliqués

Pour beaucoup de voyageurs qui prennent souvent l’avion, les batteries externes sont une bouée de secours sur les longs vols. Quand le téléphone est déchargé et que le siège ne dispose pas de prise USB, elles permettent de reprendre la charge. Or, ce geste ne sera désormais plus possible auprès de plusieurs compagnies aériennes européennes. Le groupe Lufthansa et d’autres transporteurs renforcent nettement leurs règles de sécurité.

Ce qui change concrètement chez Lufthansa et les autres compagnies

Le groupe Lufthansa a entièrement revu ses règles concernant l’utilisation des batteries externes à bord. Les compagnies concernées comprennent notamment :

  • Lufthansa
  • Swiss
  • Austrian Airlines
  • Eurowings
  • Edelweiss Air
  • Brussels Airlines

Sur leurs vols, plusieurs restrictions s’appliquent désormais :

  • Il n’est plus autorisé d’utiliser une batterie externe à bord pour recharger d’autres appareils.
  • Il est également interdit de recharger la batterie externe elle-même dans l’avion.
  • Son transport en bagage à main reste possible, mais sous certaines conditions.

« Dans les avions du groupe Lufthansa, il n’est plus permis d’utiliser une batterie externe à bord pour recharger un smartphone, une tablette ou un ordinateur portable. »

Auparavant, de nombreuses compagnies autorisaient cet usage sous conditions : la batterie devait rester visible sur la tablette rabattable et le passager devait la surveiller. Cette pratique prend fin. Seul le transport de l’appareil reste autorisé, et non son utilisation.

Pourquoi les compagnies aériennes durcissent leurs règles

Ce changement fait suite à plusieurs incidents impliquant des batteries lithium-ion. Les batteries externes en contiennent précisément : en cas de défaut ou de mauvaise manipulation, elles peuvent subir un phénomène appelé emballement thermique, soit une surchauffe incontrôlée susceptible d’aller jusqu’à l’incendie.

Un cas particulièrement inquiétant s’est produit début 2025 en Corée du Sud : un Airbus A321 a pris feu au sol après la surchauffe d’une batterie externe. Celle-ci s’est embrasée en quelques secondes. Ce type d’incident préoccupe fortement les compagnies, car un incendie en cabine représente un danger grave pendant le vol.

Les incendies de batterie sont difficiles à éteindre et produisent une chaleur intense ainsi qu’une fumée épaisse. Les transporteurs cherchent à réduire ces risques autant que possible. Ils préfèrent donc aller plus loin en interdisant totalement l’utilisation, plutôt que de compter uniquement sur un « usage prudent ».

Batterie externe en cabine : oui, en soute : strictement non

De nombreux voyageurs pensent pouvoir placer leur batterie externe dans une valise en soute s’ils ne sont pas autorisés à l’utiliser. Pourtant, cette solution est interdite depuis des années et le reste.

  • Les batteries externes ne sont généralement pas admises dans les bagages enregistrés.
  • La raison : aucun membre d’équipage ne peut intervenir en soute si une batterie surchauffe.
  • Ces appareils doivent être transportés en cabine et rester sous la surveillance d’une personne.

La nouveauté au sein du groupe Lufthansa concerne leur emplacement : la batterie externe ne doit pas disparaître au fond d’un sac à dos rangé au-dessus des sièges. Elle doit rester sur soi ou directement à sa place, afin qu’un changement de température puisse être détecté à temps.

« Les batteries externes peuvent être emportées en cabine, mais uniquement si elles restent visibles à la place du passager, et non dissimulées dans un compartiment à bagages. »

L’objectif est de permettre à l’équipage de réagir rapidement si le boîtier devient soudainement chaud ou si de la fumée apparaît, puis de sécuriser la batterie et de commencer à combattre le feu.

Quelle capacité de batterie externe reste autorisée ?

Outre les règles d’utilisation, la capacité de la batterie externe est un critère important. La plupart des compagnies aériennes se fondent sur une limite exprimée en wattheures (Wh). Le groupe Lufthansa fixe lui aussi des seuils précis :

  • Jusqu’à 100 Wh : deux batteries externes au maximum par personne.
  • Entre 100 Wh et 160 Wh : autorisation écrite préalable de la compagnie obligatoire.
  • Au-delà de 160 Wh : transport interdit, aussi bien en cabine qu’en soute.

La plupart des batteries externes pour smartphone vendues dans le commerce restent sous la limite de 100 Wh. Il faut être plus vigilant avec les modèles plus grands destinés aux ordinateurs portables ou au camping, dont la capacité est souvent nettement supérieure. Avant de partir, leurs utilisateurs devraient examiner attentivement l’étiquette.

Comment calculer les wattheures de votre batterie externe

La capacité en wattheures n’est pas toujours indiquée de manière bien visible sur une batterie externe. Le boîtier affiche souvent seulement les milliampères-heures (mAh) et les volts. Pour obtenir une estimation, on peut effectuer le calcul suivant :

  • Formule : Wh = (mAh × volts) / 1000
  • Exemple : 20 000 mAh à 3,7 V → 20 000 × 3,7 / 1000 ≈ 74 Wh

Cette valeur se situe nettement sous le seuil de 100 Wh et reste donc dans la limite autorisée. Les personnes qui prennent régulièrement l’avion ont intérêt à consacrer un instant à la vérification des indications inscrites sur leur batterie externe.

Air France et la Chine vont encore plus loin

Le groupe Lufthansa n’est pas le seul à appliquer des restrictions. Air France interdit depuis plus longtemps l’utilisation des batteries externes pendant le vol. Le principe est similaire : leur transport est permis, mais pas leur usage actif.

Les règles sont encore plus strictes sur de nombreuses liaisons à destination ou au départ de la Chine. Les contrôles de sécurité portent notamment sur les points suivants :

  • La capacité doit être clairement lisible. Si l’étiquette est effacée ou illisible, la batterie externe ne peut pas embarquer.
  • Depuis l’été 2023, les batteries externes doivent porter le marquage CCC, pour certification obligatoire chinoise.
  • En l’absence du logo CCC, de nombreuses compagnies refusent leur transport, même en bagage à main.

« Pour un vol vers la Chine, mieux vaut emporter uniquement des batteries externes dont la capacité est bien visible et qui portent le logo CCC : tout autre appareil est considéré comme un risque. »

Les anciens modèles dépourvus de marquage de conformité finissent donc rapidement dans le bac de collecte lors des contrôles de sécurité. Les voyageurs d’affaires et les vacanciers en correspondance en Chine ont ainsi intérêt à acheter une batterie externe récente et certifiée.

Ce que les voyageurs doivent faire dès maintenant

Les personnes qui voyageront prochainement avec une compagnie du groupe Lufthansa ou avec Air France devraient adapter quelque peu leurs habitudes. Quelques mesures pratiques permettent d’éviter du stress à la porte d’embarquement ou à bord :

  • Charger complètement la batterie externe avant l’embarquement, puis ne plus l’utiliser pendant le trajet.
  • La garder sur soi ou directement à sa place pendant le vol.
  • Vérifier l’étiquette indiquant sa capacité et, si elle est usée, se procurer de préférence un nouvel appareil.
  • Pour une batterie externe de grande capacité, vérifier suffisamment tôt si une autorisation est nécessaire.
  • Consulter les règles en vigueur lors de l’enregistrement ou dans les conditions de transport de la compagnie disponibles en ligne.

Les voyageurs qui ont absolument besoin d’électricité peuvent plutôt utiliser les prises électriques ou les ports USB de l’avion, lorsqu’ils sont disponibles. Certaines compagnies proposent aussi des rangées de sièges équipées de ports USB haute puissance spécialement destinés aux ordinateurs portables, notamment dans les avions récents.

Risques, termes et solutions de remplacement expliqués

L’expression « emballement thermique » désigne le moment où une batterie se réchauffe elle-même de façon croissante. Une réaction interne se déclenche alors et devient presque impossible à arrêter. C’est ce mécanisme qui rend les batteries lithium-ion si sensibles : un petit défaut ou un choc violent peut suffire à le provoquer.

Les voyageurs sous-estiment souvent ce risque, car les batteries externes paraissent inoffensives au quotidien. En avion, la situation est différente : la circulation de l’air est limitée et l’assistance repose sur un nombre restreint de membres d’équipage, qui doivent en même temps remplir d’autres missions. Les compagnies privilégient donc des règles strictes plutôt qu’une tolérance plus souple.

Pour se passer de batterie externe, plusieurs solutions ne nécessitent aucun accumulateur supplémentaire : cartes hors ligne, séries téléchargées à l’avance, mode avion, écran sombre ou mode économie d’énergie. Grâce à ces mesures, de nombreux smartphones peuvent tenir pendant un vol long-courrier, surtout s’ils ont été chargés juste avant le départ.

Les personnes qui ont constamment besoin d’une alimentation mobile pour leur travail devraient examiner précisément les itinéraires qu’elles empruntent et les règles de chaque compagnie. En cas de doute, une batterie externe plus petite, clairement étiquetée et dotée d’une bonne certification constitue un choix moins contraignant qu’un gros modèle haute capacité destiné au camping et aux activités de plein air.

Derniers articles

Camille Lefèvre

Camille Lefèvre est consultante spécialisée dans la location de matériel de gestion de l’eau, notamment les fontaines à eau, distributeurs et solutions d’hydratation pour les entreprises. Elle s’intéresse aux enjeux de qualité de l’eau, de maintenance des équipements et de consommation responsable, afin d’accompagner les organisations dans le choix d’une offre Eauzone Location adaptée.

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier!

Laisser un commentaire